Étudiants UBS et médiateurs dans les écoles primaires

La médiation scientifique en primaire, un enjeu d’avenir pour les plus jeunesCette année, une trentaine d’étudiants de l’Université Bretagne Sud intervient auprès de 300 élèves de primaire, au sein de différentes écoles morbihannaises. Leur proposant des ateliers et expériences multiples, ils leur offrent ainsi un accès à la pratique des sciences et technologies, riche complément au programme de leur enseignants et enseignantes.

Enseigner les sciences et technologies par l’expérimentation est devenu un enjeu de société, dès le primaire. Cependant, la richesse du programme scolaire, le manque de matériel adapté, les difficultés à mettre en place les ateliers … Peuvent freiner la pratique des sciences en classe.

Pour accompagner les enseignants, le Partenaire Scientifique pour la Classe (PSC) intervient à leurs côtés en proposant ateliers et manipulations en lien avec le programme. En Bretagne, ce dispositif a déjà séduit de nombreux étudiants de l’Université Bretagne Sud (UBS).

Un accès aux sciences par la pratique

Dispositif national depuis 1996 sous l'ancien nom « ASTEP » (Accompagnement en Science et Technologie à l’École Primaire), l’Université Bretagne Sud s’est emparé de cet outil de médiation en 2011 grâce à des étudiants et étudiantes investis et volontaires.

 

"Cette année c’est une trentaine d’étudiants qui interviennent sur les secteurs de Vannes et Lorient, cela concerne près de 300 élèves de primaire", indique l’enseignante Sandra L’Ambert, en charge des étudiants PSC à Lorient.

 

L’étudiant PSC peut choisir l’école primaire où il souhaite intervenir, et, avec l’accord de l’instituteur ou institutrice, prépare différents ateliers pratiques qu’il proposera en classe aux élèves. Les thèmes sont ainsi riches et variés, étroitement liés au programme annuel, allant des besoins des plantes, à la fabrication d’un volcan en fusion, ou encore à la découverte de l’appareil digestif humain.

 

"Les enseignants en primaire ne sont pas toujours à l’aise avec la pratique des sciences et des technologies. L’étudiant PSC permet de donner accès à une expérimentation scientifique aux enfants, grâce au travail commun avec l’instituteur" complète Sandra L’Ambert.

De multiples enjeux

Tout en stimulant l’esprit critique des élèves, ce dispositif suscite de nouveaux intérêts et souvent de futures vocations.

 

 

 

"Cela permet de placer les enfants au cœur de leur enseignement et cela valorise aussi leur confiance en eux" indique Sandra L’Ambert.

 

 

 

Éloise Nicolleau est étudiante en L2 Biologie à l’UBS et PSC depuis deux ans. Transmettre aux plus jeunes son goût pour les sciences, cette perspective a rapidement séduit l’étudiante.

 

"Avec les sciences il y a plein de choses à apprendre et découvrir tout le temps. Quand on travaille avec une classe, on voit leur évolution au fil des séances, c’est très gratifiant !" s’enthousiasme Éloise Nicolleau.

 

Elle intervient cette année à l’école Jules Verne de Caudan (56), sur 6 séances tout au long de l’année. À Hennebont, Lorient, Auray, Vannes, Landes de Lanvaux… L’intervention du PSC concerne de nombreux secteurs géographiques du Morbihan, en fonction de la mobilité des étudiants. Toutes les écoles primaires peuvent faire appel à un ou plusieurs PSC, sans distinction, en sollicitant directement l’université.

Une clé pour plus d’égalité

Donner l’accès à la pratique des sciences c’est aussi proposer aux élèves de nouvelles connaissances en lien avec différents parcours universitaires. Suscitant de nouveaux intérêts au sein de la classe, garçons et filles découvrent par l’expérimentation, de nouvelles perspectives professionnelles.

 

Pour Aurélien Le Louarn, étudiant ambassadeur à l’IUT de Lorient, cette médiation à l’école primaire est bénéfique : « Il n’y a pas d’âge pour s’intéresser aux sciences. Cela permet aux élèves d’avoir le choix de s’orienter ou non vers des filières scientifiques ».

 

"Découvrir les sciences et les technologies par la pratique, c’est une bonne chose. Au primaire, j’avais participé à un atelier sur les plantes, j’en garde encore maintenant un très bon souvenir" poursuit Léane Nicot, également étudiante ambassadrice à l’IUT de Lorient.

 

Inciter les plus jeunes à manipuler les sciences sans distinction de sexe, une clé essentielle pour davantage d’égalité au sein de l’enseignement supérieur.